«Je voulais dire à mon grand-père que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là.»

David Foenkinos a été profondément bouleversé par la mort de son grand-père, dans ce roman en passe d’être adapté sur grand écran, le romancier livre une merveilleuse histoire d’amour, une lettre d’adieu à ses grands-parents, un moyen de leur dire ce qu’il n’a jamais pu.

les souvenirs

L’histoire

Le narrateur est un écrivain en herbe dont le grand-père vient de mourir. Frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre l’esprit. Le héros y voit alors une occasion de partager avec elle tous les moments qu’il n’a pas pu partager avec son grand-père en allant régulièrement la voir dans sa maison de retraite, en la faisant rire et en adoucissant sa peine.

Mais un jour, apprenant que son appartement a été vendu, la grand-mère fait une fugue. Le narrateur va alors partir à sa recherche pour lui offrir ses derniers moments de bonheur.

Dans ce roman, David Foenkinos traite du rapport au temps, de la mémoire et des souvenirs. Les rapports entre générations, la solitude et le vieillissement sont au cœur de ce roman juste, délicat et poétique.

L’adaptation

C’est Jean-Paul Rouve qui porte à l’écran ce film le 14 janvier 2015 avec Annie Cordy et Mathieu Spinosi dans le tandem « Grand-mère / petit fils » ainsi que Michel Blanc et Chantal Lauby dans le rôle des parents.

En attendant sa sortie en salle, voici la bande-annonce ainsi qu’un extrait du livre que vous lisez ou re-lisez peut-être avant d’aller voir son adaptation.

« Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j’ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c’était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m’attendre sans bouger. […] Je voulais lui dire que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m’a retenu dans l’inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux lui dire, là. »